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MANU, tatoueur, Chalon
sur Saône.
Site WEB officiel
MANU, c'est un
gars surbooké, qui bosse comme un fou dans son shop, et qui
trouve le temps de parcourir les conventions du monde
entier... Entre deux avions, j'ai réussi à la coincer pour lui
poser quelques questions ;-)
d@ts - TATTOO
PASSION TEAM
Qui
es-tu, Manu ?
Je suis né en 1972
à Montreuil et passé mon enfance en Bourgogne.
J'ai découvert le monde du tatouage à l'âge de 16 ans
lors d'un passage dans
une boutique de Lyon en tant que client. Ce fut pour moi la
révélation, le début
d'une passion et l'ouverture à la peinture.
J'ai ensuite fais quelques économies et à 22 ans j'ai
acheté ma première
machine, signé un bail et en avant la musique. Au début mes
amis m'ont pris pour
un fou ! J'ai ouvert ma boutique sans savoir tatouer. Pour
moi, c'était la seule
solution pour progresser le plus rapidement possible. Et cela
fait maintenant 8 ans
que je vis du tatouage.
Tu
fais partie de ces tatoueurs tricolores qui sont connus et
reconnus dans le monde du bodyart, comment expliques-tu le
succès de la "french touch" ?
Nous sommes
peut-être les seuls à voyager pour nous promouvoir et s'
ouvrir l'esprit ? Nous nous sommes forgés au fil du
temps et des voyages un
style personnel !
Je compare souvent ça à la musique. C'est à dire qu'il
y a beaucoup de très
grands guitaristes totalement inconnus qui travaillent en
studio qui n'ont
aucunes touches personnelles, techniquement ils sont très bons
mais n'auront jamais
le petit plus d'un KEITH RICHARDS ou d'un ACE FREHLEY.
Quels
sont tes rapports avec les autres tatoueurs, français ou
autres ?
J'ai peu de
rapport avec les tatoueurs français (les échanges ne sont pas
sains, chacun tire sa couverture de son côté). J'ai
beaucoup plus d'affinité
avec les Américains ou il n'y a pas de rivalité. On a
des échanges
professionnelles, sur les techniques, les couleurs.... Dans
les conventions, on
nous prend pour des professionnelles avec des conférences, des
stands propres... Avant chaque convention, chaque tatoueur est
contrôlé au norme d'
hygiène (un grand pas pour le client) et chaque stand possède
des containers à
aiguilles, savon antiseptique... Dans la salle, il n'y a pas
de fumé de cigarette,
pas d'alcool sur les tables de travail... Je crois que dans la
matière nous avons encore beaucoup à apprendre !
En février, je pars travailler chez
MARIO BARTH à New York.
Vu
ta renommée, quel est le délai d'attente pour décrocher un RDV
pour un tattoo avec toi ?
Les délais
d'attentes varient. En hiver je me consacre beaucoup plus sur
les grosses pièces et sur les conventions (en octobre
j'ai fait THE BIGGEST
TATTOO à New York). J'essaye de partager mon temps de travail
avec ma clientèle
locale pour pourvoir les satisfaire au plus tôt, ma peinture
et sur l'exportation
mon travail à l'étranger.
Est-ce
qu'il y a des motifs ou des zones que tu refuses de tatouer ?
La question ne se
pose que très rarement. La clientèle est assez soft. J'ai plus
de problème avec les mineurs pour leurs expliquer qu'il faut
avoir un certain âge
pour se faire tatouer. Il est aberrant de voir des parents
qui m'amènent des enfants de 12 ans ! Et j'en vois
régulièrement !
Ta
solide réputation a été en partie acquise grâce à ton talent
pour réaliser des portraits : c'était un choix de ta part de
travailler ce type de tatouages ?
Non, pas du tout.
J'ai aussi fait quelques dos ! Il est vrai que l'on se
souvient plus d'un portrait d'une vedette, qu'un dos à
thème. J'aime le
réalisme en général !
Je me suis dirigé vers
le portrait par sa technique, son rendu, et à la
demande de mes clients au fil du temps pour sa
symbolique (portrait d'enfant, décès d'une personne proche,
passion d'une star, hommes d'histoire...).
Tu
a rencontré HR GIGER à plusieurs reprises : parle-nous de ces
rencontres avec le papa d'Alien...
C'est Monsieur HR
GIGER lui même qui m'a laissé un message sur mon
répondeur. Sur le moment, je croyais que c'était une
blague ! En faite, il
avait repéré mon premier dos sur un magazine Américain et il
m'a aussitôt invité à
passer une journée chez lui à Zurich...
Je l'ai revu à l'occasion d'un nouveau dos, pour
l'inauguration de son musée
à Gruyères et une rencontre
avec TATOUAGE MAGAZINE.
Cette rencontre m'a beaucoup apporté personnellement et
artistiquement ! Je
pense le revoir prochainement...
J'ai eu aussi l'occasion de rencontrer BORIS
VALLEJO et JULIE BELL lors d'
une convention aux ETAT UNIS. Pour immortalisé ce
moment, BORIS VALLEJO
a signé sur mon bras
son copyright et DEANO COOK me l'a tatoué dans la
foulée. J'ai un
original de BORIS !!! YEAHHH !!!
Est-ce
qu'il y a d'autres artistes que tu aimerais rencontrer ?
Oui, après mes
deux rencontres avec GENE SIMMONS, pourquoi pas PAUL
STANLEY ? Côté
tatoueurs, j'attends beaucoup des petits gars de l'Est qui
vont sûrement remettre
les pendules à l'heure...
Dernière
question : que penses-tu de TATTOO-PASSION ?
Internet est
devenu une énorme vitrine pour notre profession et notre
business. Moi-même, je travaille beaucoup avec mon
site, surtout quand je me
déplace à l'étranger. Cela me permet de planifier mes
rendez-vous à l'avance.
Vous êtes les précurseurs ! Votre site est très complet
et surtout
régulièrement mis à jour (important). BRAVO !
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